LE RCF FACE A SON ETERNEL DILEMME

SEPTIEME ET DOUZIEME. Le classement de nos deux équipes de frelons est sans équivoque alors que nous sommes déjà fin février. Douzième ? Sur douze ? Oui, sur douze. Nos doubles frelons sont bon dernier de leur championnat. Lanterne rouge, moral dans les chaussettes. Alors c'est vrai, il y a un côté épique à être dernier. On se souvient plus facilement du dernier que de celui qui le précède. Il fait parler de lui. Il ne lâche rien. Il sait qu'il est dernier et qu'il a un ascendant psychologique sur tous ses adversaires qui se mettent la pression avant de le jouer car tout autre résultat qu'une victoire serait une contre-performance. Le dernier n'a pas la défaite mauvaise. C'est pour lui un juste retour des choses. Finalement, le dernier a ses côtés positifs. Les réservistes pourront en témoigner. Mais parfois, un dernier en a marre d'être dernier. Il se rebelle, surgit de nulle part et vient, in-extremis, valider son maintien ! Alors, pourquoi ne pas en faire autant ?

ENTRE AMBITION ET SAGESSE. Il est vrai que le club fondait de grands espoirs en son équipe première à l'aube de cette nouvelle saison. Il est vrai qu'elle avait enfin des joueurs pour faire quelque chose, pour tutoyer le haut de classement et pourquoi pas, aller chercher l'échelon supérieur, cette seconde division que le club frontenaysien n'a plus côtoyé depuis quatre saisons. Elle avait remarquablement débuté. Une seule défaite après sept journées, tant et si bien que certains d'entre nous ont bien cru que c'était la bonne. C'était sans compter sur un début d'exercice 2013 totalement manqué. Désormais septième, est-ce encore utile de parler de montée? Septième, cette place, le RCF l'a connaît bien. Il l'aime et s'y accroche année après année, alors pourquoi s'imaginer plus haut. Le maintien ? Acquis. Alors que faire ? Jouer pour le plaisir sans doute. Mais pourquoi ne pas aider sa réserve ? C'est aussi vrai, nos doubles frelons galèrent, comme chaque saison en division quatre (ou presque). Une situation qui n'est pas sans rappeler la saison 2009-2010. Une équipe première qui alterne les hauts et les bas et une réserve à la dérive. Comment c'était terminé la saison? Allez, devinez. Nos frelons de l'équipe réserve s'étaient pourtant battus jusqu'à la fin, avec les moyens qu'ils avaient. En vain. Ils avaient trop de points de retard. Pourquoi ne pas les aider ? Plus compliqué que ça n'y paraît de toute évidence.

NOS DOUBLES FRELONS RESIGNÉS? Peut-être bien. En tout cas, sans changements, l'équipe file logiquement vers cette cinquième division. Cette cinquième div' et tout ce qui va avec : ses buts, ses victoires, ses cris d'après-matchs. De quoi saliver d'avance. Tout le monde le sait, il y a bien un fossé entre ces deux divisions. Alors, dans ce cas là, oublions la quatrième et revenons sur le chemin de la victoire comme l'expliquait le stratège Jean-Lo Chessé. « Franchement, tout ce qui me préoccupe, c'est de savoir si on a assez de gobelets en plastique pour la troisième mi-temps.» Des propos immédiatement relayés par Jean Beber, plus philosophe : « Il n'y a pas de hasard dans le monde et particulièrement dans le monde du football. Tout n'est que fatalité», avant de retrouver ses esprits « allez, remets-moi un p'tit jaune tu veux.» Entre-nous, la quatrième division, c'est quand même autre chose... tout va plus vite, les joueurs sont au top physiquement et on peut très bien s'imaginer se taper une sieste sur la pelouse/moquette... FAUX. C'est seulement une division de plus ! Mais quand même, ça a plus de gueule. Joueur expérimenté, Mat Le Jeanbonneau le sait. Ses coéquipiers auront besoin d'aide dans les semaines à venir. « Ne pas s’enflammer quand il sera trop tard », prévenait ce dernier, apparut éprouvé et nostalgique à notre micro. « Je me souviens qu'en 1989, on s'était battu jusqu'au bout. L'équipe première nous avait prêté des joueurs et nous nous étions maintenus lors de la dernière journée, j'avais même marqué le but vainqueur du gauche. C'était la belle époque.» Mais tout n'a pas été rose pour Le Jeanbonneau. En 2009, son équipe avait vu rouge. Elle n'avait pas reçu de renforts, condamnée à terminer dernier malgré un sursaut d'orgueil tardif. Mauvais coaching, manque d'envie des joueurs de l'équipe première, équipe réserve délaissée? Des choix controversés qui avaient déjà fait débat. (« Pas de quoi se réjouir » http://rcfrontenaysien.cowblog.fr/championnat-20eme-journee-resultats-2989959.html). Ce n'est un secret pour personne, nos doubles frelons sont très mal embarqués, pour ne pas dire en situation critique, à sept points du premier non-relégable. Ils restent sur un set perdu (0-6) et accueillent un concurrent direct la corde au cou.

 LA RELEGATION A L'ORDRE DU JOUR. Est-ce que Coach Castro sera prêt à sacrifier quelques joueurs pour la réserve ? Comment nos doubles frelons accueilleront cette décision ? Ont-ils vraiment envie de se maintenir ? Toutes les réponses dans les semaines à venir. D'ici là, place au dernier !

                        Alexis Cardin au pays des Caribous, le 21 février 

Commentaires (1)

1. Mat le Jambonneau 23/02/2013

Bravo Alexis Cardin du Pays des Caribous pour cet article.
Je rejoins tes propos mais il faut peut être élargir le débat. Cette équipe réserve a t'elle les moyens de se maintenir ? Quand bien même, pourra t'elle trouver de nouveaux joueurs l'an prochain pour renforcer son jeu ? Cette équipe est plutôt jeune mais possède quelques éléments vieillissants qui ne pouront plus être de grand renfort, malgré leur expérience ! Il faut aussi pouvoir attirer de nouveaux talents, pouvant prétendre jouer au niveau supérieur, par une structure adéquate, et là, on peut dire que le bas blesse du côté du chef lieu de canton ! L'heure des choix est arrivée ! Maintenant, c'est aux joureurs de décider de leur avenir !

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